vendredi 15 janvier 2016

Prendre de nos nouvelles

Il m'est difficile de me dégager du temps pour tenir ce blog. Materner des chouchous de 4 ans, presque 3 ans et 9 mois, c'est intense. Ce mois-ci le magazine Grandir autrement consacre son dossier à ce sujet. Une occasion de témoigner des bienfaits du maternage, de l'équilibre fragile famial quand nous sommes soucieux de répondre aux besoins de chaque membre de la famille.






mardi 21 avril 2015

Chronique d'une grossesse prolongée

Voilà, notre troisième bébé vit une grossesse unique, singulière. Et nous fait vivre à nous parents, porteurs d'un projet AAD (Accouchement À Domicile), un drôle de chemin. Différent de celui des deux premières grossesses. 
Bienheureuse est née à J+1, petit M a S-3 et voilà qu'avec cet enfant, aujourd'hui, c'est J+4.

Et pour nous, J+4, c'est un peu particulier, car d'abord J., notre sage-femme préférée part aujourd'hui donner une formation à d'autres collègues, loin de chez nous. Alors, il y a d'abord une grande déception de ne pas vivre cette naissance avec elle qui a vu nos deux aînés naître. Oui, je suis triste de ne pas vivre cette folle aventure avec elle. Face à ma déception, il y a sa frustration à elle aussi de ne pas avoir "anticipé" cette absence et sa tristesse aussi de ne pas vivre cette naissance avec nous. Nous nous serrons très fort dans les bras et nous donnons la joie de vivre cette naissance autrement. Car il y a malgré tout une grande joie autour de cette naissance désirée et attendue.
J+4, c'est la veille d'un rendez-vous dans notre CHU qui prévoit un déclenchement auquel nous nous opposons à ce jour car aucun signe clinique ne nous montre que mon bébé souffre de cette grossesse prolongée.
Alors il faut penser intelligemment et parler avec les professionnels de santé pour leur faire entendre et comprendre notre envie de donner une chance à ce bébé de se laisser venir au monde...

On me demande de venir demain, à J+5, à 7h30, à jeun dans ce centre hospitalier pour faire de nouveau un monito, une échographie et un examen du col dans l'optique d'un déclenchement à J+5. Pater appelle le CHU pour les avertir que nous ne serons pas là à 7h30 pour un déclenchement mais que nous arriverons dans la matinée pour un examen de contrôle auquel nous nous soumettrons (monito et écho). Ça tique un peu (beaucoup) à l'autre bout du fil mais c'est ainsi, nous sommes maîtres de la situation !

Nous nous préparons à ce rendez-vous comme à une bataille. Loin d'être inconscients, nous sommes surtout des parents responsables et très conscients de ce que nous sentons et ressentons de cette naissance. Jusqu'à ce jour 16h, notre bébé va bien, le dernier monito nous le prouve, mon bébé bouge parfaitement bien et la sage-femme libérale (une des 4 fées qui nous suit en l'absence de notre sage-femme préférée.... quand on vous dit que nous sommes bien entourés !) qui a effectué le monito aujourd'hui nous conforte cliniquement dans nos ressentis. 
Mes très sage-femmes, au nombre de 5 à ce jour sur notre dossier (merci à elles;) nous épaulent et nous guident dans notre envie et conviction que chaque grossesse est unique et que la science qui se voudrait précise, avec des statistiques, des dates peut se tromper... Alors nous allons tenter de parler avec notre cœur à ce gentil personnel soignant qui voudrait nous faire rentrer dans un protocole que nous jugeons inadapté dans notre situation immédiate.

Demain, nous dirons, Pater et moi à quel point nous sommes les premiers préoccupés par la santé de notre enfant, que nous ne souhaitons pas mettre en danger bien évidemment. Que nous nous tenons aux observations et compte-rendus cliniques de la santé de bébé. Tant qu'il semblera vouloir terminer sa gestation, nous le laisserons au chaud avec une surveillance médicale accrue. Demain, je dirai que je n'ai pas besoin d'entendre la peur de ces professionnels de santé qui eux flippent de ne pas être dans les clous. Je tenterai de défendre mon humanité. Leur dire que nous avons besoin de leur soutien et pas de leurs peurs. 
Demain, nous viendrons aussi au CHU avec nos recommandations du collège des obstétriciens de France leur montrant que leur protocole à J+5 n'est pas fondé....

Je sais que mes sage-femmes et amies sont des oreilles attentives, des âmes sensibles et des professionnelles qui ne nous mettrons jamais en danger et qui seront là pour nous aider à mettre au monde ce bébé dans le respect de nos volontés et notre santé...




Vendredi 10 avril. J+5.

Ce matin, je me réveille un peu moins calme, plutôt stressée par cette échéance du rendez-vous au CHU. Je m'y prépare comme une bataille. On nous avait demandé de venir pour 7h30 pour un déclenchement. Mais nous les avions prévenu au téléphone que nous n'arriverions qu'après 9h et pas pour un déclenchement !

Il est finalement 9h45 quand nous franchissons les portes des urgences de la maternité. Nous sommes accueillis par une sage-femme et une étudiante sage-femme. Avec le sourire. Je leur dis que je vais bien, mon bébé aussi mais que je n'ai pas franchement le moral à l'idée d'être là. Nous entamons la discussion. La SF plante le décor, elle entend réellement notre souhait de parents bienveillants et hyper conscients des enjeux d'une grossesse prolongée. Elle nous dit qu'ils sortent des clous mais face à des parents porteurs d'une demande particulière et bien suivis par des sage-femmes libérales, l'équipe peut s'octroyer un délai supplémentaire. Elle nous demande d'attendre le médecin pour discuter de la suite de la prise en charge de notre suivi. En entendant, pose du monito.

Le médecin arrive, c'est une femme. Avec son interne. Il y a la sage-femme et l'étudiante sage-femme, ça en fait du monde, mais tout le monde à le sourire et on commence par le positif. Notre bébé va bien, moi je le sens et je le dis, l'équipe, elle, se fie au monitoring qui est parfait !
Comme une partition apprise, nous parlons de ce bébé que nous attendons impatiemment. Qu'il est comme son frère et sa sœur un fondement de notre vie et que s'il y a bien une chose qui nous importe c'est sa bonne santé. Je dis que les accouchements sont des moments clés de notre parentalité et que simplement nous ne prenons pas à la légère cette histoire de déclenchement.
Le médecin entend ce que nous disons et nous lui confirmons que nous leur faisons confiance, que nous comptons sur leurs compétences pour nous aider à vivre au mieux cette grossesse prolongée.
Nous convenons donc de faire aujourd'hui un monito et une échographie pour évaluer la bonne santé du bébé. Une fois de plus tout est parfait. Un bébé qui flotte dans un liquide abondant (ça c'est le signe que le placenta continue de bien jouer son rôle), bébé bouge bien et lui et le placenta sont parfaitement placés pour la naissance.
On repart le cœur léger. Un dialogue et une écoute s'est installé entre nous et l'équipe. On nous demande de revenir demain pour un nouveau monito, puis dimanche pour un monito et une écho. Dimanche, nous serons à J+7 soit 42 semaines. Le médecin nous prévient qu'à partir de 42 semaines elle sera plus insistante quand aux risques que nous prenons.

D'ici là, il reste 48h pour que bébé vienne au monde.
D'ici là, j'ai 4 sage-femmes qui m'accompagnent.
D'ici là, je suis sereine*.
D'ici là, bébé nous enseigne la confiance et l'art du lâcher-prise !

* ce qui n'aurait certainement pas été le cas pour une première ou même deuxième grossesse. Quand on a déjà vécu deux naissances physiologiques à la maison, on a déjà appris que nous ne sommes que peu de choses dans la venue au monde de nos enfants. Aujourd'hui, je ne serai (presque) pas déçue de vivre un accouchement en structure. Ce que je souhaite c'est le respect de la physiologie, de mon intégrité. Je suis "heureuse" de passer au-delà du lieu de la naissance de mon bébé et de réussir à me focaliser sur notre bien-être. Tout en restant très lucide sur ce qui est possible en structure. Mais face à des parents comme nous, investis et conscients, peu de choses nous sont finalement refusé. 
A ce jour, si naissance au CHU il devait y avoir, nous serions libre de pas mal de choses (procédure pour un déclenchement, liberté de mouvements pendant le travail et l'expulsion, et sortie précoce, le jour même).



Samedi 11 avril. J+6.

Nouveau contrôle au CHU. On commence à prendre nos marques et nos habitudes ! L'équipe qui nous accueille est toujours réceptive et attentive à nos souhaits. Aujourd'hui, en plus du monito, la sage-femme qui nous reçoit me propose une petite séance d’acupuncture. C'est donc parti pour une petite séance. Avec les deux sage-femmes présentes, nous évoquons la journée du lendemain où nous serons à 42 semaines, un peu la date limite pour le CHU. On veut anticiper, ne pas se sentir obligé de déclencher le lendemain. Une des SF nous suggère de rencontrer un gynéco aujourd'hui, qui a plus de bouteille que celle présente le lendemain et qui se permettra peut-être de prendre encore un peu plus de liberté avec le "protocole".
J'appréhende un peu cet entretien....
Le médecin arrive très vite, il est au courant de notre dossier, de notre envie d'une naissance physio, d'un projet d'AAD. Bref, il entre dans le vif du sujet car il a rédigé il y a peu un article sur les grossesses prolongées et les dépassements de terme... Il est très honnête et commence par nous dire que cette histoire de date est très culturelle: aux USA, on déclenche à 40 semaines, en France, les structures ont un "accord" à J+5 malgré une recommandation du collège des obstétriciens qui préconisent un J+7. Et si nous vivions dans les pays nordiques, on déclencherait plutôt à 42+6.... Ah oui, vu comme ça, notre demande d'attente est quand même plutôt légitime.
Il est droit dans ses bottes ce médecin, nous dit bien qu'ils ne peuvent en rien nous obliger à déclencher cette naissance. Il nous parle aussi de son avis personnel, nous disant que si j'étais sa femme (!) il ne pousserait pas au -delà de 42 semaines + 3 jours. Il ne peut s'empêcher de nous parler des risques d'une grossesse prolongée, spécifiant bien que bien que très très très faibles, nous prenons le risque que le liquide amniotique soit teinté et dans ces conditions, il faudrait peut-être réfléchir à deux fois pour une naissance à domicile.
Nous convenons ensemble avec Pater, de ne pas prolonger la grossesse au-delà de 42 + 3, soit J+10, non pas que ce médecin ait évoqué ce chiffre mais parce que dans nos têtes c'est la recommandation de l'OMS.
Mais bon, chaque jour et chaque heure réserve son lot de surprise... D'ici là, nous savons que demain, on ne nous retiendra pas au CHU pour un déclenchement.


Quelques heures plus tard

Il est 20h, mes petits grands sont dans le bain et voilà que je perds les eaux, à grandes eaux ! Vite, il faut trouver un grand-parent disponible pour venir les chercher ! Appeler la sage-femme, Pater panique un peu car dans ce liquide abondant, un détail nous interpelle, la couleur légèrement teintée. Pour moi, tout va bien, je prépare les valises de mes petits pour qu'ils partent sans trop de stress et sans rien oublier ! chez mon papa. Un gros câlin et ils vont avec leur papy, ils sont trop contents !
Une petite heure plus tard, une des sage-femmes arrive chez nous. Et nous annonce assez rapidement qu'elle ne préfère pas prendre le responsabilité d'un accouchement à la maison avec un liquide teinté, pour elle nous sortons du cadre sécure de l'AAD. Ce n'est pas une surprise. Je comprends le point de vue de L. Elle s'installe juste, c'est son premier accouchement seule, et je pressentais cette situation. Nous prenons le mini sac à dos et vite nous filons au CHU car même si je n'ai pas encore de contractions, je ne veux pas me laisser surprendre.

En voiture, je ne peux m'empêcher d'envoyer un petit texto à ma sage-femme attitrée partie quelques jours plus tôt aux Antilles, donner une formation à un groupe de SF. Elle me manque dans ce moment. Tout de suite, elle est là, me rassure avec ses mots et prend le temps d'appeler Pater, lui qui sera garant de ma bulle au CHU.

21h30, nous entrons aux Urgences où nous sommes attendus. L., la sage-femme les a avertis de notre arrivée. Très vite, la sage-femme me rassure sur ce liquide teinté qui ne l'inquiète pas. Me demande d'aller au bout de mes larmes quant au projet d'AAD qui prend fin. Et me dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle nous réserve une attention particulière. Elle prend la décision de nous orienter vers l'espace physio de la mater et de nous diriger vers une sage-femme particulièrement ouverte et attentive à notre projet. Il est 23h quand nous partons en salle de naissance et il est temps, je sens que la tempête n'est pas loin.
Mais structure oblige, je dois parler avec la sage-femme de ce que je souhaite pour la naissance. Je sors de ma bulle, tout est discuté. Elle entend notre envie d'intimité, de respect des corps, d'un minimum de personnes en salle, et d'un minimum de soins. Elle est top cette Marine. Nous sommes toujours connectée à notre sage-femme préférée par téléphone.

23h30, la tempête des contractions commencent, on m'embête encore avec une petite prise de sang, la pose d'un monito sans fil. Marine, nous laisse vivre en toute intimité ce moment. Je reconnais immédiatement la montée rapide des contractions, je souffle, je me repose, je m'apaise avant de replonger. Et c'est comme à la maison, Pater répète inlassablement les mêmes gestes pour me soulager et m'accompagner pendant que je sens bébé descendre dans mon bassin. Je suis à quatre pattes, la tête posée sur mon ballon.... Nous sommes dans la pénombre. Tous les deux.
Puis, ça y est, bébé arrive, j'ai juste le temps de trouver la petite sonnette pour prévenir Marine. Elle arrive et voit déjà la tête de bébé. Je sens que ce petit bébé va avoir besoin d'une grande aide de sa maman pour sortir de là, je ne ménage pas mes efforts pour le sortir au plus vite. Étant au CHU, j'ai comme une épée de Damoclès au dessus de la tête et je me dis que je dois aller vite pour n'inquiéter personne et que mon bébé aille bien. J'avais demandé à la sage-femme à ce qu'elle ne pratique aucun geste intrusif pour l'expulsion de mon bébé, mais elle me demande si je n'ai pas besoin d'un coup de pouce, que je sens aussi nécessaire, elle tourne très légèrement la tête de mon bébé pour que ses larges épaules passent à leur tour. Une poignée de secondes plus tard, notre bébé est né, presque dans le noir de cette salle accompagné par son papa et juste avec la présence nécessaire de la sage-femme. Qui nous laisse nous rencontrer. Nous sommes dans notre bulle.
Structure oblige, elle vient toute les 15 mn mais sait se faire tantôt discrète, tantôt bienveillante. Elle s'occupe de moi aussi.
Qu'il est doux de sentir son bébé dans ses bras. Alors fille ou garçon?
Héhé, c'est un garçon ! Nous t'appelons Abel, un prénom qui nous suit depuis les 3 grossesses, et qui attendait juste de trouver celui qui le porterait...
Toujours à distance, on prévient Jack, notre sage-femme et les deux autres SF qui s'étaient rendus disponibles pour nous.

Ce n'est que plus tard dans la nuit qu'une auxiliaire viendra s'occuper de notre bébé sous nos yeux. Juste pour le peser et le mesurer. Un beau gaillard de 4kg370 et 54,5cm un petit géant (on ne peut même pas t'habiller avec le pyjama que j'avais mis dans le sac !). Mon grand A.
Nous demandons à rentrer chez nous vite. Nous attendons la relève et un gentil petit ballet de SF vient nous féliciter, celles que nous avions rencontrés la veille. De toutes leur sensibilité elles nous souhaitent une belle route avec toi Abel.


Il est 10h quand nous quittons le CHU sous les yeux de plein de soignants un peu interloqués de la situation. On ne les voit presque pas :)
Rentrons vite chez nous, redécouvrir un lit confortable où nous reposer tous les trois avant que la famille soit réunie au complet.


Ressentir autant de bienveillance dans un contexte plutôt hostile (à mes yeux car la réalité nous a prouvé le contraire) est un incroyable cadeau de la vie qui donne de l'espoir et nous permet de vérifier une fois de plus que la communication, l'écoute et le dialogue sont des valeurs essentielles pour que tous, puissions nous entendre et nous comprendre dans nos sensibilités différentes... Mon souhait au-delà de l'AAD est le respect de la physiologie, et je crois que pour cette grossesse aussi le pari est relevé, pas de déclenchement malgré ce que nous pensions. Mon bébé est né quand SON moment était arrivé. C'est bien là une chouette récompense. J'ai accouché de la "même" façon que mes deux premiers accouchements à la maison: n'écoutant que les mouvements de mon bébé pour l'accompagner au mieux dans sa mise au monde.

Tôt dans la semaine, et peut-être pour nous rassurer nous et nos sage-femmes, nous nous sommes dit que la venue au monde de cet enfant serait un trait d'union entre tous ces professionnels et nous parents. Car ce sont bien les parents, qui avec nos demandes faisons penser autrement les structures qui elles doivent répondre au plus grand nombre. Je pense qu'avec Abel, nous avons permis à une équipe de professionnels de se positionner autrement, à penser différemment pour notre situation singulière. Et puis, moi, maman, j'ai surtout compris qu'entre hôpital ou maison, là n'était finalement pas le question. Évidemment j'aurai préféré donné la vie dans mon univers. Mais ce qu'il m'a manqué c'est ma sage-femme, celle qui me connaît depuis 4 ans, suit mes grossesses et mes bébés. C'est ce lien qui est important dans la naissance. Dans la situation que nous vivions, que ce soit à l'hôpital avec Marine ou à la maison avec L., ces deux sages-femmes ne me connaissaient pas. Le lien de confiance n'était pas encore tissé. Alors oui, j'ai aussi grandi dans cette expérience.
Je suis arrivée à l'hôpital avec un désir d'intimité et de respect, ils ont largement été entendu et respecté....



Lundi 20 avril

Voilà huit jours que notre petit-grand A est parmi nous. Le temps file sous le rythme effréné de la vie avec 3 enfants de moins de 3 ans et demi ! Demain, je retrouve ma sage-femme. Un temps fort pour nous retrouver, présenter notre merveille et parler de cette naissance singulière...

mercredi 23 juillet 2014

Nos activités d'été

je ne prends pas le temps d'écrire comme je le souhaiterai (et puis, il faut dire que le blog pour la famille occupe déjà tout mon temps d'internet). Bref, voici en images un petit condensé de nos activités fétiches de cet été

En mai: le hamac suspendu à trouver petits corps à lover!


En juin: entre la contemplation du Pater sur un tracteur-tondeuse et LA piscine au jardin, les enfants étaient heureux.


En juillet, avec quelques jours pluvieux, nous avons retrouvé quelques plateaux montessoriens. Mais la peinture est bel et bien la star de ce mois de juillet.





dimanche 22 juin 2014

Grandir et partir ... une nuit

Vendredi soir, ma "grande" fille de 2 ans et demi a fait preuve d'un grand pas dans son autonomie. Elle a décidé seule de passer la nuit chez sa grand-mère. En effet, Mamisa était venue passer la journée avec nous et nous l’avons raccompagnée chez elle. Alors que je m'apprête à partir avec les enfants, ma Bienheureuse me dit que non, elle ne veut pas rentrer à la maison et veut dormir chez sa mamie. Bon, là mon cœur de maman a failli défaillir....
Je reprends donc le temps de lui expliquer qu'elle peut rester dormir chez sa Mamie mais que comme cela n'était pas prévu elle n'aura pas son doudou pour dormir car resté à la maison. Elle me dit qu'elle en trouvera un autre pour la nuit! Quelle maturité.
Je repars donc à la maison qu'avec mon petit M.

La nuit s'est très bien passé malgré une grande difficulté à s'endormir sans le fameux doudou, sa Mamisa est restée tout près d'elle à lui chanter des chansons jusqu'à temps que son sommeil arrive. Le lendemain elles ont ensemble profité de ce tête à tête improvisé et sa grand-mère s'est dit "toute émue de ce temps passé avec Bienheureuse, choisi par elle et "assumé" comme une grande sans doudou! Magnifique petite fille........" 

Pendant ce temps-là, nous avons profité, de notre garçon, seul à la maison. Petit M nous montre aussi qu'il n'est plus un tout-petit, il parle de plus en plus avec les "bonjour, merci, tracteur, pipi, banane, compote, boire..." et tant d'autres mots. Il semblait aussi ravi de profiter de moment où il a pu jouer sans que sa grande sœur ne l'interrompe dans ses activités.

Et bien-sûr, nous étions comme des fous lorsque notre Mirette a franchi le seuil de la porte le lendemain ;)


lundi 20 janvier 2014

Que s'est-il passé chez nous depuis tout ce temps?

Le temps file, je profite des enfants et je ne prends plus le temps de poster de nouveaux articles sur le blog. C'est dommage, j'aime bien cette empreinte. 
Voici donc un "résumé" de ce qu'il s'est passé chez nous ces deux derniers mois.

 Il y a bien-sûr eu Noël. A cette occasion, nous avons ressorti farine et sel pour une séance de pâte à sel. Ma grande a pris beaucoup de plaisir à l'étaler et à poser les cercles.

Ma grande a développé une grande passion pour le ménage: aspirateur, balai, éponge, chiffon, tout l'intéresse. Son frère la suit et est très, très intéressé par le vent de l'aspirateur et c’est un délice pour lui d'avoir les cheveux au vent !

Une draisienne et des kaplas sont apparus au pied du sapin. Un véritable succès! La draisienne est de sortie tous les jours et ma Mirette parcours sont bon kilomètre, le tour du paté de maison; une promenade durant laquelle nous saluer nos amis Coco, le cochon, Soizic la ponette, et les moutons, un vrai rituel pour les enfants.
Avec les kaplas, les playmobils sont aussi de sortie et Mirette passe beaucoup de temps à leur construire des lits &  des cabanes. Et remarquez-vous sur la photo? Ma grande n'a plus de couche. À 26 mois, elle est capable d'aller seule sur les toilettes (vive les marches-pieds et le réducteur wc!). C'est fou comme j'ai l'impression que cette étape l'a grandi !

Elle a ce mois-ci commencé ces premiers collages
Et mon petit M, mon bébé qui grandit, qui grandit et qui, dans moins de 3 semaines soufflera sa première bougie. Et bien, il se tient fièrement débout, se hissant très souvent sur la pointe des pieds pour voir ce qu'il se passe de l'autre côté, et il n'est pas rare qu'il se suspende à la force des bras ! pour reposer tranquillement ses pointes de pieds...

Comme pour sa sœur, les livres sont l'unes de ces activités favorites
Et il mange tout seul! Cette photo est un peu faussée car à vrai dire il préfère manger avec les mains qu'avec sa cuillère. Gourmand comme il est, il se sert de généreuses poignées qui finissent pour la moitié sur le sol. Nous lui proposons systématiquement la cuillère, mais visiblement la main lui semble plus efficace !

Mêmes gestes, mêmes attitudes, mêmes intérêts... et la complicité grandissante des enfants !


mercredi 6 novembre 2013

Partage de sommeil entre frère et soeur

Depuis donc une semaine, Bienheureuse et Petit M partagent la même chambre. Une toute petite semaine, il est encore difficile de tirer de vraies conclusions mais cet article, je l'écris avant tout pour moi, pour poser à plat tout ce que mes enfants sont capables de faire ou pas pour permettre à chaque couple parent et enfant de trouver un nouvel équilibre.

Ces 8 mois de chambre-lit-sommeil partagé avec Petit M n'ont pas toujours été de tout repos mais cela n'a pas été non plus si difficile. Car avant l'eczéma petit M était un petit bébé comme tous les autres, qui se réveillait le nuit pour téter et qui se rendormait sitôt l'estomac rempli. Avec le recul, nous avons passé 5 mois avec un sommeil irrégulier, entre ses 3 et 8 mois, parce qu'il était dérangé par des grattements et aussi et surtout un grand besoin d'être rassuré de sentir notre présence. Petit M est désormais un bébé épanoui, rassuré et à l'écoute de son besoin de sommeil et qui s'y plonge avec délice, si, si il aime lorsque je lui enfile sa turbulette, adore mettre sa tétine en bouche et apprécie grandement d'être allongé ! Ayant toutes les cartes en main, était venu le temps de réunir les enfants dans la même chambre et que nous, parents, retrouvions notre chambre.

Jeudi dernier, branle-bas de combat dans la maison. Les loustics sont avec leur grand-mère, leur Zazou, à la maison observant d'un coin de l’œil tout ce grand déménagement.

Première nuit, premier rituel du coucher en commun. Deux histoires pour Bienheureuse, un pour petit M, des gros câlins, une berceuse arrangée sur le tas pour que chacun de leur prénom y soit chanté et au lit ! On ferme la porte et on écoute, ça discute, ils s'appellent, rigolent (nous aussi), on les laisse faire connaissance dans cette nouvelle ambiance. Puis les rires se transforment en pleurs pour l'un, en cris de réaction pour l'autre. Heu, qu'est qu'on fait ??? Loin d'imaginer que tout coulerait de source. Pater reste avec Bienheureuse dans sa chambre en lui expliquant que son petit frère a besoin d'être rassuré. Moi, je reprends mon petit bébé, qui tout énervé de ne pas trouver son sommeil aussi simplement que d'habitude s'agit et pleure et pleure et pleure. Je retrouve donc avec lui, nos "anciennes" habitudes: le fauteuil à bascule, d'énormes câlins et il finit par s'endormir dans mes bras. Sa sœur dans son lit. Je dépose petit M dans son lit près de Bienheureuse et la nuit se passe ... sans réveil ! WAOUH ! On se dit que c'est facile en fait !
Deuxième jour, je ne sens pas encore petit M suffisant bien dans cette nouvelle ambiance pour qu'il s'y endorme seul alors que ce soit pour la sieste ou pour le coucher du soir, je l'endors soit dans mes bras dans la chambre des enfants ou soit je le pose pour qu'il s’endorme dans notre lit  avant de l'installer dans le sien.
Jour 3, c'est l'après-midi, après deux nuits où l'on dort bien tous les 4, je décide de tenter de coucher petit M en même temps que sa sœur pour la sieste. Et ô miracle en 5 minutes, tout le monde dort. Là, on est juste super heureux et on se dit que c'est gagné !

Mais, c'est sans compter sur le caractère parfois comique que révèle par certaines situations nos enfants.

Ma mémoire a volontairement oublié quand nous avons eu un "trou de nuit", un trou de réveil dans notre sommeil, où à tour de rôle les enfants se sont réveillés entre 3h30 et 6h. Une nuit où nous avons oublié tout ce que nos deux loustics avaient été capable de faire jusqu'alors. Une nuit où te traverse l'idée que tu ne passeras plus jamais de nuit complète. Et j’exagère à peine, on en couchait un avec nous ou dans son lit que l'autre se réveillait systématiquement.... Puis retour à la (presque) normale.

Depuis le début de la semaine, les enfants s'endorment ensemble dans la chambre, Petit M semble s'être accommodé aux coutumes de sa sœur qui chante et parle avant de s'endormir. Bienheureuse commence à rester au lit alors que son frère se lève aux aurores. Il y a des réveils, parfois, le soir, ou la nuit ou tôt, trop tôt le matin, mais ce n'est pas quotidien et ça ne dure pas. Bienheureuse se réveille parce qu'en plein apprentissage de la propreté, se réveille parce qu'elle sent une couche trop pleine ou une envie de pipi et Petit M parce qu'il a perdu cette fichue tétine...

Je suis très fière des enfants, admirative de leur capacité d'adaptation. Ils sont forts ces petits ;)

samedi 2 novembre 2013

Réorganisation des espaces - Épisode ???

Je ne compte plus le nombre de fois où nous avons déjà retourné la maison pour qu'elle soit le mieux adapté aux enfants. Cette semaine, une nouvelles disposition s'imposait car nous sentions Petit M prêt à partager la chambre avec sa sœur. Les deux loupiots n'ayant pas les mêmes rythmes de sommeil, notamment pour la sieste de matin que Petit M fait, mais plus sa sœur (ce depuis presque toujours). Comment faire donc accepter à Bienheureuse que son frère monopolise l'espace qu'elle adore sa chambre ?
Nous avons donc décidé de créer un petit Atelier, dans notre chambre parentale, tellement grande qu'on n sait que faire de tant d'espace. Un atelier où serait principalement proposé des activités Montessori. Je le trouve top cet espace. Le seul hic, c'est que j'ai l'impression que les enfants envahissent un peu toutes les pièces de la maison, mais bon en attendant notre vraie maison construite de nos mains, on s'accomode !
Petit tour d'horizon


Dans la chambre des enfants, ça donne ça:

Les nuits se passent plutôt bien (avec le si peu de recul difficile de faire un vrai bilan) mais les endormissements c'est aune autre histoire: Bienheureuse aime chanter, parler avant de s'endormir ce qui vraisemblablement dérange pas mal petit M (cris, pleurs et signes très visibles de fatigue-mais-j'arrive-pas à m'endormir persistants). Ces derniers soirs, nous l'avons donc endormi dans notre lit et il a rejoint sa nouvelle chambre une fois sa sœur endormie. A suivre...

(article court aujourd'hui car ma Bienheureuse souffle ses deux bougies en ce 2 novembre...)